Viande bovine :
bonne ou mauvaise graine ?
Les menus conventionnels comprennent en moyenne entre 150 et 180grs de protéines d'origine animale pour un adulte. Toutefois, derrière ces protéines d'origine animale se cache une filière de production qui peut s'avérer néfaste pour l'environnement. En effet, à titre d'exemple, la filière de production de viande bovine est très gourmande en énergie et surtout génératrice de gaz à effet de serre.
La filière possède donc un lourd bilan carbone qui contribue hélas au dérèglement climatique. Les filières d'élevages intensifs utilisés pour la production de viande peuvent entraîner la déforestation, la perte de biodiversité et la pollution de l'eau. Une agriculture diversifiée, basée sur les légumineuses et les céréales, est plus respectueuse de l'environnement.
Par ailleurs, d'un point de vue économique le développement de la filière de production céréalière moins coûteuse que l'élevage nos permet de renforcer notre souveraineté alimentaire et ainsi réduire nos importations de viande. D'autre part, diminuer notre besoin ne viande nous permet de réduire la demande pour les élevages intensifs qui sont souvent associés à la maltraitance animale.
Enfin, au-delà des préoccupations pour la biodiversité, réduire sa consommation de viande a également un impact non négligeable sur la santé des consommateurs. De nombreuses études scientifiques démontrent qu'une consommation régulière et/ou excessive présente des risques cardiovasculaires sur le long terme. Mais également, une augmentation des risques de développer des cancers, du diabète de type 2, des problèmes rénaux ou encore de l'hypertension artérielle.

Qu'est-ce qu'un menu végétarien ?

Il s'agit d'un menu dont aucune des composantes ne contient de viande, poisson, crustacé ou fruits de mer. Il peut cependant comprendre des protéines animales tels que les produits laitiers.
Les alternatives protéiques utilisées peuvent être les légumineuses telles que les lentilles, pois chiches, haricots..., ou encore les céréales comme le blé, boulghour, riz..., ou encore les œufs.
Ces menus, de plus en plus populaires, offrent de nombreux avantages pour la santé et l'environnement, notamment en réduisant l'apport en graisses saturées et en favorisant une consommation accrue de fibres.
Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, un menu végétarien est loin d'être monotone et peut offrir une très grande variété de saveurs et de textures.
Parmi les restaurants collectifs concernés par cette mesure, on retrouve évidement la restauration scolaire et universitaire, mais également les restaurants d’administration, les crèches et
garderies, les établissements publics et privés (médico-social, armée, pénitentiaire, …).
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